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Une machine
à sous est un appareil électronique de jeux
de hasard et d'argent qui ne demande aucune stratégie ou
habileté particulière et dont le jeu gagnant est
déterminée au lancement du jeu. Par exemple, les
appareils de loteries vidéo (ALV), le bandit-manchot, le
keno
et le tactilos sont de telles machines.
Historique
L'un des premiers modèles naquit en 1889. Il s'agit d'une
modification d'un changeur automatique de monnaie fabriqué
par Adolphe et Arthur Caille dans le Michigan. L'histoire de la
machine est le thème de la bande dessinée Le Bandit
Manchot de la série Lucky Luke.
Description
L'appareil possède une fente où introduire de la
monnaie. Lorsque le mise est atteinte, l'appareil lance un jeu.
Presser un bouton (ALV), tirer un levier (bandit-manchot) ou presser
un doigt sur un écran tactile signifie à l'appareil
d'arrêter le jeu. Le gain, ou la perte, étant déjà
décidé avant le lancement du jeu, ce geste n'a d'autre
utilité que d'induire le joueur à croire qu'il peut
influer sur le déroulement du jeu.
Statistiquement, le résultat de chacun des tours est indépendant.
Ainsi, la probabilité de gagner est strictement identique
qu'une personne continue à jouer avec une machine ou change
pour une autre machine du même type.
Société
Ces machines représentent généralement plus
de 80 % des profits des casinos. Elles seraient responsables de
la majorité des cas de jeu pathologique recensés
au sein des populations où elles sont présentes.
Le Québec les a légalisés à la fin
des années 1980 et Loto-Québec en a installés
sur l’ensemble du territoire. Cette légalisation
serait responsable du syndrome québécois.
Devenues très accessibles, elles sont responsables d’environ
80 % des cas de jeu pathologique recensés. On évalue
que les joueurs pathologiques contribuent à un 59,1 % des
revenus provenant de ces appareils.
D'après les estimations du sociologue Serge Chevalier,
de l'Institut national de santé publique (INSP), les joueurs
de vidéo
poker ont permis à Loto-Québec d'engranger quelque
441 millions en profits en 2004. Cette somme dépasse de
façon notable l'ensemble des profits que Loto-Québec
a réalisés dans ses trois casinos et constitue plus
du tiers des profits de Loto-Québec pour cette année.
M. Chevalier a basé son analyse sur une enquête
entreprise en 2002 par l'INSP et le Centre québécois
d'excellence pour la prévention et le traitement du jeu.
On a interrogé 8 842 Québécois sur leurs
habitudes de jeu et sur les sommes qu'ils y consacrent.
Voir : casino virtuel - casino
- machine a sous - roulette
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